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Les syndicats des enseignants portent plainte contre Bruno Tshibala

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Les syndicalistes ont déposé auprès du Procureur général de la République une plainte contre le premier ministre pour « violation grave de droits humains et haute trahison. »

Quatre syndicats regroupés au sein de la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC ont décidé jeudi 5 octobre de suspendre brièvement le mouvement de grève observé depuis la rentrée scolaire, le 5 septembre. Ils ont par ailleurs porté plainte contre le gouvernement Tshibala pour « violation grave des droits humains.»

La Synergie, constituée de syndicats SYNECAT, CCT, SYNEP et FA, a déposé auprès du Procureur général de la République une plainte contre le gouvernement de la RDC pour « violation grave de droits humains et haute trahison. »

Les syndicalistes affirment que « l’article 36 alinéa 2 de la constitution impose à l’Etat congolais de garantir le droit au travail, de protéger contre le chômage et d’assurer une rémunération équitable et satisfaisante au travailleur et à sa famille ».

Cette plainte se justifie par le non-respect des obligations et charges constitutionnelles par le chef du gouvernement qui « renforce l’insécurité socioprofessionnelle chronique dans laquelle sont placés les enseignants » du secteur public.

Les syndicalistes rappellent que, dans son programme d’action présenté au Parlement, le gouvernement s’est fixé comme objectifs notamment l’amélioration des conditions de vie de la population. Pour eux, cela suppose notamment la politique de la gratuité de l’enseignement fondamental, l’engagement de résorber tous les enseignants non payés, l’engagement de  payer les salaires des enseignants sur base du taux moyen de 1425 francs congolais le dollar américains.

Cependant, notent les syndicalistes, le Premier ministre n’a respecté aucun de ses engagements.


La grève suspendue

Le secrétaire exécutif du SYNECAT, Jean Bosco Puna, affirme donc que la synergie de ces quatre syndicats veut voir une amélioration des conditions de vie des enseignants :

« Que le Procureur général de la République puisse interpeller le gouvernement par le Premier ministre afin que les revendications des enseignants soient examinées au niveau du gouvernement et qu’on ait des réponses par rapport à notre condition de vie et par rapport à notre condition de travail. »

« Pour ne pas ainsi sacrifier la scolarité de la jeunesse », la Synergie demande par ailleurs à tous les enseignants de reprendre la craie à partir du lundi 9 octobre 2017.

La décision a été prise par les syndicats SYNECAT, CCT, SYNEP, et FA, lors d’une assemblée générale de la synergie tenue au siège du Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (SYNECAT) à Kinshasa.

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