› Politique

Messe en mémoire des victimes du 31 décembre : la police disperse un attroupement près de la cathédrale Notre-Dame

Droits reservés.

Les police a dispersé des groupes de fidèles qui quittaient l’enceinte de la cathédrale ce vendredi 12 janvier 2018.

L’incident s’est produit devant la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa, après une messe de requiem en mémoire des victimes du 31 décembre 2017. Les policiers ont dispersé des groupes de fidèles qui quittaient l’enceinte de la cathédrale, après cette messe dite par le cardinal Laurent Monsengwo.

Au premier rang étaient assis côte à côte les ambassadeurs de Belgique, de France, du Canada, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, une représentante des États-Unis, ainsi que le secrétaire du nonce apostolique. La messe a été interrompue à plusieurs reprises par des salves d’applaudissements, des chants, des slogans, voire des huées, qui ont ponctué l’intervention de différents membres du clergé.

« Si nous avons perdu un frère, une soeur, nous avons gagné des héros, des vrais, parce qu’ils ont mêlé leur sang à celui de tous ceux qui sont morts pour l’alternance au pouvoir gage de la démocratie », a lancé pendant son sermon l’évêque auxiliaire Donatien Bafuidinsoni, faisant se lever l’assistance.

Les intervenants ont récité le nom des six victimes de la dispersion par les forces de l’ordre des « marches pacifiques » du 31 décembre organisées par des laïcs proches de l’Eglise.


La police justifie ses agissements

« Effectivement nous sommes intervenus pour remettre l’ordre parce que Kamerhe est sorti avec ses acolytes sur la voie publique. Ils avaient commencé à marcher et à jeter des projectiles sur la Police qui a utilisé du gaz lacrymogène pendant trois minutes. Maintenant la situation est calme la voie est dégagée », a dit Sylvano Kasongo, chef de la Police à Kinshasa.

 Un jeune homme légèrement blessé au visage affirme avoir été touché par ces tirs de sommation .

“La police a tiré des grenades lacrymogènes. Je me suis abrité dans une salle de classe où il y a des élèves en pleur. Nous sommes ici à l’Ecole Sainte-Marie. Alors qu’une foule de personnes quittait la Cathédrale et se dirigeait vers la maison communale de Lingwala, une jeep de Police s’est interposée. Dans la foule, il y avait notamment Vital Kamerhe, Felix Tshisekedi (à bord de sa jeep) et Jean-Claude Vuemba” explique un journaliste.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut