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Maman Sidikou dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire et politique en RDC

Le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, l’a exprimé dans son discours au conseil de sécurité de l’Onu, le mercredi 11 octobre 2017.

Dans son discours au Conseil de sécurité de l’ONU ce mercredi 11 octobre 2017, Maman Sambo Sidikou a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire, humanitaire et politique en RDC. Il a également présenté quatre préalables pour faire avancer le processus politique.

« En conclusion, je souhaite souligner l’engagement de la MONUSCO à soutenir, à travers ses bons offices, les principes de l’Accord du 31 décembre ; principes qui représentent la seule voie viable de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections crédibles et apaisée en République démocratique du Congo. A l’heure actuelle, la publication d’un calendrier électoral réaliste, l’établissement d’un budget pour la tenue des élections, la mise en œuvre des mesures de décrispation et la garantie du respect des droits et libertés fondamentales sont les principales conditions à remplir pour faire avancer le processus politique », a dit Maman Sidikou.

Il a répété le même le même souhait qu’Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, à savoir l’implication des acteurs africains.

« À cet égard, le soutien des Nations Unies, tout en étant essentiel, ne sera pas suffisant. En effet, les acteurs de la région, notamment l’Union africaine, la Communauté de développement de l’Afrique australe, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et la Communauté économique des États d’Afrique centrale, ont un rôle essentiel à jouer pour aider toutes les parties prenantes en République démocratique du Congo à relever les défis auxquels elles sont confrontées et soutenir les progrès réalisés dans le processus politique en vue de la tenue des élections », a-t-il déclaré.


Dans un rapport publié ce mercredi, Antonio Guterres avait regretté que le large consensus atteint, avec la signature de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016, s’érode rapidement, « laissant peu à peu la place à un climat d’incertitude politique ».

« L’absence de consensus politique quant à la voie à suivre me fait craindre la perte, d’ici à la fin de l’année, de la relative accalmie obtenue, dans l’escalade des tensions, par la signature de l’accord. C’est pourquoi, je lance un appel aux signataires de l’accord et au Gouvernement – qui a une responsabilité souveraine et, partant, un rôle particulier en la matière – pour qu’ils créent les conditions propices au bon déroulement du processus politique », note le rapport.

 

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