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Kisangani: libération de 16 manifestants arrêtés le 30 septembre

Libération de 16 manifestants arrêtés pour avoir réclamé des élections.

Ces militants avaient été arrêté pour avoir réclamé la convocation de la présidentielle au plus tard le 31 décembre et ont été relaxés après 12 heures.

Les seize militants pro-démocratie arrêtés samedi à Kisangani (nord-est) pour avoir réclamé la convocation de la présidentielle au plus tard le 31 décembre en République démocratique du Congo ont été relaxés après 12 heures de détention, selon des sources concordantes.

« Nos camarades ont été relâchés après avoir passé douze heures en interrogatoire à la police », a déclaré Blaise Munduka, coordonnateur d’un collectif d’ONG à l’origine de la manifestation, indiquant que le gouverneur de la province de la Tshopo dont Kisangani est la capitale, est venu en personne « ordonner leur libération ».

« Nous avons été libérés sans conditions. Notre dossier était vide », a déclaré pour sa part Élie Kayembe, l’un des manifestants arrêtés, déplorant « des conditions inhumaines de détention ».

Samedi, 33 autres activistes pro-démocratie qui manifestaient à Goma dans le Nord-Kivu (est) ont également été arrêtés par la police congolaise et se trouvent toujours en détention.


En tout, 49 personnes avaient donc été arrêtées samedi en RDC car elles manifestaient pacifiquement à l’appel d’un collectif d’ONG, parmi lesquelles Lutte pour le changement (Lucha), pour rappeler l’obligation légale faite à la commission chargée d’organiser des élections en RDC (Céni) de convoquer la présidentielle 90 jours avant sa tenue effective.

Dans un accord conclu par la majorité et l’opposition sous la médiation des évêques catholiques le 31 décembre 2016, les élections devraient se tenir au plus tard « fin 2017 ». Mais, en raison « des violences dans le Kasaï », la Céni a estimé qu’il n’était « pas possible » de tenir le délai.

La RDC traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Kabila dont le deuxième mandat a pris fin le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter.

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