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Donald Trump demande à Pékin de faire pression sur la Corée du Nord

Donald Trump et le président chinois Xi Jinping le 9 novembre à Pékin

Le président américain a également affirmé que « d’importantes sanctions supplémentaires seront imposées à la Corée du Nord », au lendemain d’un tir de missile par Pyongyang.

Au lendemain d’un nouveau tir de missile nord-coréen , le président américain, Donald Trump, s’est entretenu mercredi 29 novembre avec le président chinois, Xi Jinping, « à propos des actions provocatrices de la Corée du Nord ».

Lors de cette conversation téléphonique avec M. Xi, M. Trump a appelé Pékin à « utiliser tous les leviers disponibles pour convaincre la Corée du Nord d’abandonner ses provocations et de retourner sur la voie de la dénucléarisation », a précisé la Maison Blanche dans un communiqué.

Dans un tweet, le président américain a également affirmé que « d’importantes sanctions supplémentaires seront imposées à la Corée du Nord aujourd’hui », sans toutefois préciser lesquelles.

« Double moratoire »

Entre la Chine et les Etats-Unis, les négociations à propos de la stratégie à avoir  face à la Corée du Nord restent vives. Pékin milite pour un « double moratoire » : le gel des exercices militaires conjoints entre Washington et Séoul contre le gel des programmes militaires nord-coréens. Mais les Etats-Unis rejettent cette possibilité. La Chine n’a pas manqué de saisir  la balle au bond après ce dernier essai, réitérant sa proposition de compromis et appelant Washington et Pyongyang au dialogue.


Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a déclaré mercredi que son pays était devenu un Etat nucléaire à part entière après le test réussi d’un nouveau type de missile « capable de frapper la totalité du territoire américain ». Un sérieux camouflet pour Donald Trump, qui avait assuré que le développement de telles capacités « n’arriverait pas ».

Premier tir depuis septembre

Le missile tiré mardi – le premier depuis le 15 septembre – aurait décollé des environs de Pyongsong, au nord de la capitale Pyongyang, dans la province de Pyongan du Sud, vers 2 h 48, heure de Corée du Nord. Il aurait parcouru 960 km vers l’est et atteint une altitude de 4 500 km. Le vol aurait duré cinquante-trois minutes. Dans un communiqué diffusé par l’agence officielle KCNA, Pyongyang explique avoir tiré un missile balistique intercontinental (ICBM) Hwasong-15, plus performant que son prédécesseur, le Hwasong-14, et qui s’est abîmé en mer du Japon dans les eaux internationales. Dans un premier temps, la chaîne publique japonaise NHK avait évoqué une chute dans la zone économique exclusive nippone.

Le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, avait affirmé mardi que « la voie diplomatique reste viable et ouverte ». « Les Etats-Unis ont toujours la volonté de trouver une voie pacifique vers la dénucléarisation et la fin des actions belligérantes de la Corée du Nord », a-t-il ajouté dans un communiqué. Washington a néanmoins réinscrit, le 20 novembre, la Corée du Nord sur la liste du département d’Etat des pays accusés de soutenir le terrorisme, suscitant la colère de Pyongyang. Aujourd’hui, Washington ne dispose plus guère d’options pour  accroitre  la pression sur Pyongyang et doit plus que jamais s’en remettre à Pékin.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, convoqué la veille par Tokyo, Séoul et Washington, doit se réunir  mercredi pour discuter des essais balistiques de Pyongyang.

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