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Cameroun: l’opposition appelle à un dialogue inclusif

Des forces de l'ordre camerounaises patrouillant les rues de Buéa.

Le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma-Bakary, a affirmé que ceux qui prônaient les idées indépendantistes devraient d’abord demander pardon avant de participer à ce dialogue.

Au Cameroun, le président Paul Biya a appelé au dialogue après les violences qui ont suivi la tentative de proclamation de leur indépendance par les séparatistes de la partie anglophone du pays, en soulignant que seul un dialogue « serein » permettrait d’apporter des solutions durables aux problèmes. Le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma-Bakary, a estimé que ceux qui prônaient les idées indépendantistes en seraient non seulement exclus mais devraient également d’abord demander pardon avant de participer à un tel dialogue. Les partis d’opposition, eux, appellent à un dialogue inclusif et sans tabou.

Le SDF, le principal parti d’opposition plutôt bien implanté dans la partie anglophone du pays, n’a jamais caché qu’il est un fervent soutien du fédéralisme. Ce parti se dit prêt au dialogue, mais son numéro 2 Joshua Osih estime que « le gouvernement est allé trop loin dans la répression des manifestations » de ce dimanche. Il appelle donc le président Paul Biya a d’abord créer un environnement favorable qui passe notamment par la libération des prisonniers anglophones, avant l’organisation d’un « dialogue inclusif et sans tabou ». Mais le SDF pose également ses conditions.

« Le SDF est prêt au dialogue, mais pas à toutes les conditions, témoigne son vice-président. Il faut donc que toutes les conditions soient réunies pour que ce dialogue soit inclusif et qu’au sortir de ce dialogue les décisions prises soient immédiatement appliquées. »


Même son de cloche du côté de l’UDC, un parti qui a une base largement francophone. Ce parti milite pour « un Cameroun uni », mais son président estime que le pouvoir doit organiser un dialogue ouvert à tous. « Nous demandons au gouvernement d’inviter tous les Camerounais à ce dialogue, sans exclure qui que ce soit, même ceux qui demandent l’indépendance, qu’on les invite, et sur cette base on va éliminer toutes les sources de frustration qui ont conduit à cette situation », affirme Adamou Ndam Njoy.

Le président de l’UDC dit comprendre les « frustrations » que peuvent ressentir les anglophones du Cameroun. Et d’expliquer que ce dialogue doit servir à en déterminer les « causes » et à « éliminer les problèmes » qui se sont accumulés au cours des dernières décennies.

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