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L’ambassadrice américaine à l’ONU réclame des élections en 2018 en RDC

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La diplomate Nikki Haley s’exprimait ainsi à l’issue d’une rencontre en RDC avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, en visite en République démocratique du Congo, a appelé vendredi à Kinshasa à l’organisation des élections en 2018, alors que la Commission électorale table sur 2019 dans un pays en crise.

« Les élections doivent être organisées en 2018 [sinon], la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale », a déclaré Nikki Haley à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

« Nous n’allons pas appuyer un calendrier qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 », a-t-elle insisté: « Cela est possible si toutes les parties s’impliquent ».

L’ambassadrice, qui a auparavant rencontré l’épiscopat congolais, a invité les évêques à « mettre la main à la pâte ».

Les évêques attendent de la communauté internationale « un appui » pour la tenue des « élections dans le meilleur délai », avait déclaré à la presse l’abbé Donatien Shole, porte-parole des évêques, à l’issue de la rencontre avec Nikki Haley.

Mme Haley est arrivée mercredi à Kinshasa avant de se rendre à Goma puis à Kitchanga dans la province du Nord-Kivu (est), où elle a visité un camp de personnes déplacées. L’est congolais est déchiré par des conflits armés depuis deux décennies.


Il s’agit du premier voyage en Afrique (Ethiopie, Soudan du Sud, RDC) de l’ ambassadrice, qui a rang de ministre dans l’administration américaine.

La visite de Nikki Haley intervient au moment où la RDC est rongée par une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Le climat politique est tendu en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016.

La Constitution interdit à M. Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur.

En vertu d’un accord majorité/opposition signé fin 2016, sous l’égide des évêques, les élections auraient dû se tenir avant fin 2017, mais la Commission électorale chargée de l’organiser table désormais sur 2019.

Aucun calendrier électoral n’a encore été rendu public. L’opposition exige le départ de M. Kabila du pouvoir au plus tard au 31 décembre 2017 et appelle à la mise en place d’une courte période de « transition sans Kabila » à partir de cette échéance.

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